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samedi, janvier 12, 2008

Contemplations

L'étamine noire, la rose sans épines,

Le fruit amer,

Inondent le temps...

Le berger d'un troupeau égaré,

La flute à la main,

Chante les ballades des générations lointaines...

L'arbre géant, dont les branches si basses,

Perd des feuilles dorées,

D'un printemps évanoui...

L'homme aux cheveux blancs,

Aux joues creuses,

L'air d'un saint, le péché à la main,

Contemple le feu sans fumée...

Le petit enfant,

Le regard innocent,

Le visage pâle,

L'espoir accroché entre ciel et terre...

La femme, l'étreinte et le vent,

L'âme sous les pieds,

Les couleurs les plus fades,

D'un hiver japonais...

La jeune fille,

Le printemps qui charme et dévore,

L' été qui sue,

L'automne qui envahit et infeste,

L'hiver qui tue...

Les grandes joies muettes d'un ventre affamé,

Sous les palmiers du rêve...

L'astre éteint, 

L'infâme qui feint,

Le cœur atteint,

Sevré d'amour et de sève...

L'horizon, sanctuaire pollué, 

Se meut au dessus d'une main

Aux ongles sciés...

L'âcre saveur,

La chair entaillée,

L'opale bleue,

Des fonds ténébreux,

Où se dressent des fromagers sans racines...

L'océan rouge de sang,

Où des voiliers sans voiles,

Des barques sans rames,

Des bateaux sans boussoles,

S'entrechoquent et se heurtent,

S'étend vers les vallées du silence...

La clarté et l'obscurité,

Les moments de tendresse et de deuil,

La naissance et la mort,

Le naufrage de la vie... 

                 Mohammed El Qoch 

 

 

 

vendredi, janvier 11, 2008

Des lettres et des mots

medium_bougie1.jpgUne chandelle dans un berceau
Illumine les ténèbres
Ces mots que l’enfant épelle
Sources de clarté
L’horizon s’éclaire
A cette modeste flamme
Que le vent égaye
Sur les ailes des lettres
Se dressent des sentiers radieux
Où se mêlent anges et sourires saints
Aux jets d’eau
Fleurissent Les lis
Qu’on berce à la main...


Mohammed El Qoch

Le voile opaque

Un souffle du printemps
Des feuilles mortes
Une vieille femme, les mains tatouées
Une jeune fille, jeune fille, fille
Des tresses et des mèches de cheveux
Des traces de pas sur le sable
L’ombre d’un arbre
L’eau qui coule
Le son d’une cloche
Le silence envahit
Des tombes sous les palmiers
Le vent souffle, souffle
Les chants d’un berger
L’écho, l’écho se répand
La jeune fille danse
Les mains derrière le dos
Le dos courbé
Le foulard tombe
La flute se tut
La vieille femme pleure
Le crépuscule, timide, jaillit
Témoins, tous témoins
Le silence, l’ombre, les palmiers…
Même les tombes…
Le silence… toujours le silence…

Mohammed El Qoch

Ma Lady

medium_Ma_Lady.jpgMa Lady
Ton étoile lointaine scintille, brille,
Attise mon cœur et m'embarque
Si loin vers des océans si beaux
Je franchis le seuil de ton âme
Douce mélodie jaillit des ténèbres,
Tes pas sur le sable humide
guident mon instinct fébrile
Ma Lady
J'entends tes mots
et mes maux se dissipent
Comme des cendres grises
Dispersées par le vent
Des airs de violon
Des papillons en extase
Des bouquets de lilas
effleurent tes pieds nus
Ma Lady

Mohammed El Qoch

L'enfant au teint brunâtre

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A mon ombre

Toutes les fleurs de l'innocente enfance
S'éteignent aux creux des gouffres et des volcans
A moi lumières célestes, astres, cieux et champs
Sauvez la fleur des sentences et de l'errance

Le jour est mon abime, la nuit est souffrance
Condamnée par ceux qui tuent l'instant et le temps
Poètes, semez la rose arrachée par le vent
Lilas que la providence soit ton assistance

Sur ton beau front se dresse l'épais nuage
L'amour saint, l'horreur du teint de tous les visages
Mélodie de ma vie, chantons tous les airs

Ramenons le radeau vert et rouge au rivage
Chassons la mort, ramons et composons des vers
D'amour, de joie et de vie si loin du sillage

Mohammed El Qoch

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