vendredi, janvier 18, 2008
Mariage d'antan
Doux chant et youyou
Jasmin et lavande
Elle sort de l'ombre
Lumières éteintes
Cris des femmes
Entrain des filles
L'homme attend
Sur son beau cheval
Cavalier esseulé
Blanc est son habit
Empreinte de l'instant
Elle monta sur le cheval
Solitude rompue
Voisinage corporel forcé
La bête avança d'un trot jaloux
Et le baroud éclatant dans l'azur bleu
Blanc est son caftan taché
Que commence la vie d'ivresse
Bonheur et effroi
Liesse et ivresse...
Mohammed El Qoch
16:20 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
samedi, janvier 12, 2008
Contemplations
L'étamine noire, la rose sans épines,
Le fruit amer,
Inondent le temps...
Le berger d'un troupeau égaré,
La flute à la main,
Chante les ballades des générations lointaines...
L'arbre géant, dont les branches si basses,
Perd des feuilles dorées,
D'un printemps évanoui...
L'homme aux cheveux blancs,
Aux joues creuses,
L'air d'un saint, le péché à la main,
Contemple le feu sans fumée...
Le petit enfant,
Le regard innocent,
Le visage pâle,
L'espoir accroché entre ciel et terre...
La femme, l'étreinte et le vent,
L'âme sous les pieds,
Les couleurs les plus fades,
D'un hiver japonais...
La jeune fille,
Le printemps qui charme et dévore,
L' été qui sue,
L'automne qui envahit et infeste,
L'hiver qui tue...
Les grandes joies muettes d'un ventre affamé,
Sous les palmiers du rêve...
L'astre éteint,
L'infâme qui feint,
Le cœur atteint,
Sevré d'amour et de sève...
L'horizon, sanctuaire pollué,
Se meut au dessus d'une main
Aux ongles sciés...
L'âcre saveur,
La chair entaillée,
L'opale bleue,
Des fonds ténébreux,
Où se dressent des fromagers sans racines...
L'océan rouge de sang,
Où des voiliers sans voiles,
Des barques sans rames,
Des bateaux sans boussoles,
S'entrechoquent et se heurtent,
S'étend vers les vallées du silence...
La clarté et l'obscurité,
Les moments de tendresse et de deuil,
La naissance et la mort,
Le naufrage de la vie...
Mohammed El Qoch
21:35 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
vendredi, janvier 11, 2008
Des lettres et des mots
Une chandelle dans un berceau
Illumine les ténèbres
Ces mots que l’enfant épelle
Sources de clarté
L’horizon s’éclaire
A cette modeste flamme
Que le vent égaye
Sur les ailes des lettres
Se dressent des sentiers radieux
Où se mêlent anges et sourires saints
Aux jets d’eau
Fleurissent Les lis
Qu’on berce à la main...
Mohammed El Qoch
14:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Le voile opaque
Un souffle du printemps
Des feuilles mortes
Une vieille femme, les mains tatouées
Une jeune fille, jeune fille, fille
Des tresses et des mèches de cheveux
Des traces de pas sur le sable
L’ombre d’un arbre
L’eau qui coule
Le son d’une cloche
Le silence envahit
Des tombes sous les palmiers
Le vent souffle, souffle
Les chants d’un berger
L’écho, l’écho se répand
La jeune fille danse
Les mains derrière le dos
Le dos courbé
Le foulard tombe
La flute se tut
La vieille femme pleure
Le crépuscule, timide, jaillit
Témoins, tous témoins
Le silence, l’ombre, les palmiers…
Même les tombes…
Le silence… toujours le silence…
Mohammed El Qoch
14:10 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Ma Lady
Ma Lady
Ton étoile lointaine scintille, brille,
Attise mon cœur et m'embarque
Si loin vers des océans si beaux
Je franchis le seuil de ton âme
Douce mélodie jaillit des ténèbres,
Tes pas sur le sable humide
guident mon instinct fébrile
Ma Lady
J'entends tes mots
et mes maux se dissipent
Comme des cendres grises
Dispersées par le vent
Des airs de violon
Des papillons en extase
Des bouquets de lilas
effleurent tes pieds nus
Ma Lady
Mohammed El Qoch
14:05 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
L'enfant au teint brunâtre
14:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
A mon ombre
Toutes les fleurs de l'innocente enfance
S'éteignent aux creux des gouffres et des volcans
A moi lumières célestes, astres, cieux et champs
Sauvez la fleur des sentences et de l'errance
Le jour est mon abime, la nuit est souffrance
Condamnée par ceux qui tuent l'instant et le temps
Poètes, semez la rose arrachée par le vent
Lilas que la providence soit ton assistance
Sur ton beau front se dresse l'épais nuage
L'amour saint, l'horreur du teint de tous les visages
Mélodie de ma vie, chantons tous les airs
Ramenons le radeau vert et rouge au rivage
Chassons la mort, ramons et composons des vers
D'amour, de joie et de vie si loin du sillage
Mohammed El Qoch
12:50 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Ombre


