jeudi, avril 01, 2010
Le crépuscule...!
La terre argileuse vacille et tremble
Sous mes pas vagabonds, titubant à reculons
Se plaint
Où sont mes près, jadis, verdoyant
De vie et de lumières?
La pluie en rafales, en flots
Flancs d'hirondelles coupés
Sans lueurs, le printemps tarde
Sur les collines canonnées
Le vent amer souffle sur ces visages
Moribonds, voyageurs dans le temps
De l'oubli
Ces pauvres femmes implorent sans se lasser
Du lever du jour au couchant
Sans désespérer
Ces vieillards que les ans tatouent de rides
Gravées sur ces fronts témoins de cruautés
Meurent dans le silence
Ces jeunes mômes, le sourire débordant des lèvres,
Assis devant les seuils de ces portes sans épars
Défoncées en mille et un morceaux
Sur le parapet de leurs songes, suspendus,
Ancrent les maux altérés
La ville minuscule, encore une fois,
S'est vêtue de ces fringues noires
Dans la nuit obscure sans euphorie
Seule,
L'étincelle d'une bougie chancelle, soupire
Les étoiles se mirent et se contemplent
Quelques éclats de lumières
Entre ciel et terre
Envahissent les rues tristes, désertées
Un sourire timide et soucieux se dessine
Sur le visage maigre d'une mère
Un rêve, une trêve sans sève...
Mohammed EL QOCH © 2010
13:37 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
dimanche, mars 28, 2010
Les mots et le poète...! Las palabras y el poeta...!
Les feux du soir consument le silence, soumis,
Atteint d'oisiveté et de léthargie,
Errant aveuglément dans les squares désertés
Entre des arbres vieillis, ternes, sans feuilles
Les êtres, bouches cousues, béantes,
Jouissent à l'eau de jasmin,
Gémissements et soupirs,
Trompent la vigilance
Des sentinelles plantées
Près des recueils, mains liées,
On entend les mots, seuls,
Clamer l'innocence du poète
Devant la guillotine en fer forgé
Et le bourreau, costume noir repassé,
Heureux de l'exécuter...
L'oeil droit bandé,
Et l'oeil gauche, attentif,
Se rue sur les recueils
Posés sur le sol timide
L'encre noire qui sommeille
Dans cet encrier ancien,
Témoin de maux, mots censurés
Des cris accostent
Sur ces pages, jadis blanches,
Des ombres et des silhouettes sombres
Se faufilent entre les lignes instables...
Une armada et des plaintes
Un brouillard s'élève
Abysses, tout s'éclipse...
Le silence, sans mots, se tait
La langue châtrée
Camisole bleue
Le poète souffle ses vers
Aux nuages que le vent
Emmènera en voyage, vers ces cieux déprimés,
Et quand grondera le tonnerre, les mots,
Imperturbables, tomberont, à flots,
En fines gouttelettes
Que nous dégusterons librement...
Sans contraintes...
Mohammed El Qoch © 2010
Las luces de la tarde consumen el silencio, sumiso,
alcanzando la ociosidad y el letargo,
errando ciegamente en los jardines desiertos ,
entre marchitos y desgastados árboles, sin hojas.
Los seres, bocas entreabiertas
gozan del agua de jazmín,
gemidos y suspiros,
engañan la vigilancia
de los centinelas sembrados
cerca de los florilegios, manos enlazadas.
Escuchamos las palabras, solas,
clamar la inocencia del poeta
delante de la guillotina de hierro forjado
y el verdugo, el traje negro afilado
feliz de ejecutarlo...
El ojo derecho vendado
EL Izquierdo atento,
se arroja sobre los florilegios
tendidos sobre el suelo tímido.
La tinta negra que dormita
en este tintero antiguo,
testigo de los dolores, palabras censuradas.
Los gritos se acercan
sobre estas páginas, antaño blancas,
las sombras y opacas siluetas
se cuelan entre las líneas inestables...
Un sinfín de quejidos,
una niebla se eleva
abismos, todo se eclipsa...
El silencio, sin palabras, se calla,
la lengua reprimida,
blusa azul.
El poeta sopla sus versos
hacia las nubes que el viento
se Llevará de viaje, hacia esos cielos deprimidos.
Y cuando el trueno gruña, las palabras,
imperturbables, caerán, a flujos,
en pequeñas gotas
que saborearemos libremente...
sin limitaciones...
Traduction de Janice Montouliu (Uruguay)
09:49 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Les contemplations...!
Ô homme, dépose ton macabre fardeau,
De ce corps chétif que Dieu a béni,
Sur le seuil de ta misère
Tatouée sur ta chair tannée
Laisse la pluie ruisseler ton corps
De reflets rosés
Tu sentiras les vergers, le bourdonnement
Des oiselets sur les branches
Et le bruissement des feuilles sous tes pas agiles
Hâte-toi,
La lumière sur les monts
Invoque à la prière
Méandres d'une journée
Qui se meurt, posément,
Le soleil se libère,
Cède au crépuscule
Les derniers maux
De quelques pauvres créatures
Que le temps a soûlées
Comme des statuts
Sans souffles, sevrées
Ecoute le silence des berges
Cueillir les soupirs des frêles embarcations
Et la nuit qui contraint les goélands
Au mutisme circonscris
Le ciel se vêt d'étoiles luisantes
Deux vagues lèchent la rive
Murmurent à voix basse
Quelques mots confus
L'ombre, noire de la nuit, s'achève,
L'aube déshabille les ténèbres, timides,
Et engendre des percées de lueurs
Une nouvelle journée, un nouvel espoir
S'installent sur le divan, instable, de la vie...
Mohammed EL QOCH © 2010
09:46 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Printemps des poètes...!
J'invoque les mots
Sur les chemins des lettres
Du Printemps des Poètes
Des vers à l'oubli
Délaissés sur quelques feuilles
Sur quelques bureaux étouffés de poussière
Je vous entends tisseurs de mots,
Porte parole des peuples,
Je m'incline
Ô créateurs de métaphores
Je vous offre le vers
Avec ou sans rime
Dans la nuit obscure profonde
Une étincelle s'élance
Elégante, scintille
Comme une fée arc-en-ciel
Le coeur modeste des poètes
S'éclaire
Les mots en cascades
Se frayent un passage
L'aube frémit
Un essaim d'abeille
Quitte la ruche
Naissent des coquelicots
Charmés par
Le Printemps des Poètes...
Mohammed EL QOCH ©
09:43 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
vendredi, mai 01, 2009
Paroles d'amour...!
Parlez-moi d'amour
Sous le ciel nuageux
De Paris
On a dansé, on a ri
Laissez chanter Aznavour,
Tous les poètes lyriques
Et les troubadours
On s'est tenu les mains
Conjointement
2000 ans et un jour
Fais comme l'oiseau qui,
Perché sur les rameaux
Du grand chêne nu,
Murmure mélodieusement
L'éveil matinal
Vis ta vie
Chante la vie, chante
La chanson des vieux amants
Sur l'allée fleurie
Du vieux port abandonné
Pour que tu m'aimes encore
Toujours
Comme un soleil
Baignant de lumières
Tous nos instants
Dès que le vent soufflera
On va s'aimer, s'aimer
De temps en temps
Et mourir d'aimer
Dans l'encre de tes yeux
Qui ne tarit
Quand on a que l'amour
Une jolie fleur odorante
Auprès de mon arbre
Cri du cœur
Une valse à mille temps
Les amants d'antan
Je suis comme je suis
A l'ombre du coeur de ma mie
Le bouquet de fleurs
Eparses
Bras dessus bras dessous
Fêtant ces soirs trop beaux
Où se mêlent lune et étoiles
La fleur aux dents
Sous
Les cerisiers
Je ressens
L'étrange douceur
Les ailes d'un ange
De velours et de soie
Chante comme si tu devais
Mourir demain
Dans la vallée des roses
Dans l'eau de la claire fontaine
De l'autre côté de ton âme
Les instants volés
Encore et encore
Les feuilles tombent
Jonchent les trottoirs
Le temps passe à l'aveuglette
Non je ne regrette rien
Je retiendrai mes larmes
Il faut que je m'en aille
Je te quitte sans remords
Hier encore
L'amour est mort
Dans le silence de la ville
Les grands boulevards
C'est mon dernier bal
Masqué
Emmenez-moi
De l'autre côté de la rive
Heureux celui qui meurt d'aimer
Contre vents et marées
Je vous emmène dans mon cœur
Pour que tu y résides
Eternellement...
Mohammed El Qoch © 2009
Inspiré par des titres de chansons françaises et francophones des grands chanteurs...Je les ai assemblés et les ai enrichis et j'ai composé "Paroles d'amour" Titre choisi par mon grand frère Mohamed El Jerroudi que je remercie vivement... Modestement votre et bonne lecture!
11:25 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
jeudi, avril 09, 2009
Errance nocturne...!
Passe le temps
Timide, indécis
L’horloge
Egrène les minutes
Les pas bruissent
Des feuilles
Qui se meurent
Sur le sol trempé
D’eau de pluie
Tombée la veille
A minuit
Deux traits de lumière
Oppressés,
Agonisent et déclinent
On entend même
Leur dernier soupir
Et les tristes adieux
Le jour chute et se meurt
La nuit s’éveille
Sans ardeur
La monotonie
Lassante
Suffoque, étouffe
Le souvenir amer
Embrase
Les cœurs chagrinés
Et le silence épais,
Unique refuge,
Comme un brouillard
Blanc, pesant
S’installe
Brouillant la vue,
Des passants hâtifs
S'engouffrent
Entre quatre murs,
Passivement
Réparer l'irréparable
Quand on est incapable
Quand on s'enfonce
Dans le noir confus
Gluant
A chaque pas
L'âme chancelle,
D'impatience on pétille
Et mille et une questions
S'accumulent et s'amassent
Les unes sur les autres
Comme les gravats
Qui jonchent les allées
Des vieilles cités
Oubliées
La tête baissée,
Le regard ailleurs
Les pieds indolents
Se retirent
L’une sur le béton
Et l’autre sur l'asphalte
Entre masse et bigorne
Le destin nous entraîne
Chaque jour
A l'errance
A l'illusion
Mohammed El Qoch © 2009
19:48 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
jeudi, mars 26, 2009
Il y a tant...!
Il y a tant d’anges et de démons
Dans ce monde que nous aimons
Il y a tant d’armes
Il y a tant de larmes,
L’exode des colombes
Fuyant l’averse des bombes
Il y a tant de tombes
Et des hommes qui succombent
Sans parler des femmes et des bébés
Il y a tant de poèmes
Oubliés sur des pages jaunes
Il y a tant de bohèmes
Qui déambulent comme des fantômes
Tant de mots enterrés
Dans des gorges étouffées
Il y a tant de sang giclant
Des plaies ouvertes à jamais
Il n’y a plus de près,
Il n’y a plus de vergers
Il n’y a plus de troupeau,
Il n’y a plus de bergers
Il y a tant de clandestins
Des moments sans festins
Leurs jours ont le teint
Des brumes d’automne
Ils se cachent souvent le visage
Et ne quittent jamais les parages
Ils perdent le temps, n’ont plus d’âge
Qu’on meurt ou qu’on vit
On n’a q’une seule envie
Se battre pour la liberté
Mohammed El Qoch © 2009
21:36 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
mercredi, mars 11, 2009
Séquences de vie...!
Samedi soir, il est 22 heures,
Le trottoir meublé de cornouillers
Deux femmes, les cents pas,
Se cachent de fins museaux
De peur d’être démasquées
Par un crétin ou un conard
Qui traîne sur le boulevard
Aux heures tardives de la nuit
La pauvreté ne contraint au péché
Qui s’enracine au fil des jours
Dans les âmes fébriles et fragiles
La bassesse et l’indignité fleurissent
Comme dans un printemps fadasse
Les mauvaises herbes font la loi
Vivre constamment dans la débauche
Un labyrinthe et une impasse
Les feuilles tombent chaque automne
Et le vent s’en charge
Lundi matin, arrêt du bus
10 heures 37 minutes
Une mendiante à terre
Quelques dirhams dispersés
Un foulard jaune, troué
Dissimule un visage souffrant
Un petit somnole à côté
Le pouce noir à la bouche
Un petit sourire moqueur
Sur les petites babines
Est-ce le sien
Ou celui des voisins ?
Les passants ignorent
Ce bout de femme
Que le temps égrène
Comme le feu de la passion
Qui consume les êtres épris
D’émotion et d’amour
Lentement
Mardi, place publique,
15 heures 25 minutes,
L’artiste du coin
A beau chanté
« Le blé et le foin »
Range sa guitare avec soin
L’art est-il devenu tare ?
Faible auditoire !!!
Les artistes naissent pauvres
Et repartent sans rien
Il s’écrie en partant
« Non, rien de rien
Non, je ne regrette rien
Je ne suis pas un vaurien
Je ne suis qu’un bohémien
Je me fous des jours anciens
J’ai enterré si loin, les miens
Non, rien de rien
Non, je ne regrette rien
Laissez-moi seul avec mes chagrins
Ne répétez jamais mes refrains
Si mes chansons ne sont que des maux
Permettez-moi d’errer avec mes mots
Je ne chanterai qu’aux oiseaux
Perchés sur les rameaux
Non, rien de rien
Non, je ne regrette rien
Je repars donc à zéro
Je ne suis pas un héros
Mon pain nu je le déguste avec appétit
Depuis le temps que j’étais petit… »
Mercredi, près de la gare,
17 heures,
Un jeune homme, une jeune gamine
Deux corps entrelacés en transe
Commencent errance et flânerie
La souffrance berce deux soupirs
Naissent lumières d’arc-en-ciel
Sous les yeux écarquillés
De quelques usagers
Les uns stupéfaits, les autres ahuris
Un train s’arrêta sur le quai
Les deux corps en symbiose
S’engouffrèrent
Dans le dernier compartiment
Du dernier train de cette après-midi
Des derniers jours de février
Jeudi et vendredi,
Vent amer et pluies diluviennes
On se terre sous les draps chauds
Et le journal et les verres de thé
A la menthe, loin des lamentations
Des pauvres démunis qui crèvent
De jours en jours
Mohammed El Qoch © 2009![]()
17:32 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
samedi, mars 07, 2009
A toutes les femmes...!
A toutes les femmes
Lacérées
Comme une étoffe
Vieille et sale
Qu’on jette
Et qu’on rejette
Flux et reflux
Délaissées
Abandonnées
Attelées à l’errance
A toutes les femmes
Brisées
L’échine pliée
De durs labeurs
Des noces
A la tombe
Sans répit
Nuits et jours
Clouées
Frappées d’inertie
A toutes les femmes
Désirées
Du premier regard
Qu’on étouffe
De promesses
Monts et merveilles
Soieries et fragrances
Qu’on cajole
Les premières nuits
Les plus longues
Et le silence
Qui précède
La tempête
Et on met les voiles
Vers d’autres femmes
Et de nouvelles
Haltes agréables
A toutes les femmes
Patientes
Travail inlassable
Malgré les rides
Persévèrent continûment
Sans hausser le ton
Du mépris
Sans dédain
Elles entendent
Les murmures
De leurs mômes
Qui les attendent
Telle la lune
Guettant le crépuscule
Pour éclairer les nues
De ses lanternes
A toutes les femmes
Joyeuse fête
Mohammed El Qoch © 2009
21:43 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Femme...!
Femme
Qui m’a donné vie
Ton soupir
Résonne encore
Dans mon corps
Endolori
Femme
J’entends l’écho
De tes premières douleurs
Tes premières prières
Et tes rires d’assouvissement
Femme
Qui a guidé mes pas
Qui m’a chanté
La première chanson
D’amour
Qui m’a serré dans ses bras
Tes seins regorgent toujours
De cette eau de vie qui enivre ?
Femme
Qui a escorté mes pas
Vers la lumière et la clarté
Le monde des lettres
Des voyelles et des consonnes
Que j’ai épelées petit
Que je déguste adulte
Avec tant d’affection
Femme
A la chevelure soyeuse
Que Dieu créa
Belle, noire ou rousse
Comme une source
D’amour et de douceur
Comme les étoiles qui naissent
Au petit matin
A l’éveil des lys
Femme
Agenouillée près d’un corps
Une larme suspendue
Refusant de tomber
Arrête de pleurer
Il est temps d’espérer
Que reviennent les beaux jours
Et les printemps d’antan
Femme
Bonté et bonheur
Du coucher à l'aurore
Tu supportes toutes les horreurs
Que de tracas, que de malheurs
Tu mérites tous les honneurs
Femme
Mère, sœur, femme
Amie, amante
Je vous adore et vous aime
Toutes !
Mohammed El Qoch © 2009
17:10 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note


