vendredi, mai 01, 2009
Paroles d'amour...!
Parlez-moi d'amour
Sous le ciel nuageux
De Paris
On a dansé, on a ri
Laissez chanter Aznavour,
Tous les poètes lyriques
Et les troubadours
On s'est tenu les mains
Conjointement
2000 ans et un jour
Fais comme l'oiseau qui,
Perché sur les rameaux
Du grand chêne nu,
Murmure mélodieusement
L'éveil matinal
Vis ta vie
Chante la vie, chante
La chanson des vieux amants
Sur l'allée fleurie
Du vieux port abandonné
Pour que tu m'aimes encore
Toujours
Comme un soleil
Baignant de lumières
Tous nos instants
Dès que le vent soufflera
On va s'aimer, s'aimer
De temps en temps
Et mourir d'aimer
Dans l'encre de tes yeux
Qui ne tarit
Quand on a que l'amour
Une jolie fleur odorante
Auprès de mon arbre
Cri du cœur
Une valse à mille temps
Les amants d'antan
Je suis comme je suis
A l'ombre du coeur de ma mie
Le bouquet de fleurs
Eparses
Bras dessus bras dessous
Fêtant ces soirs trop beaux
Où se mêlent lune et étoiles
La fleur aux dents
Sous
Les cerisiers
Je ressens
L'étrange douceur
Les ailes d'un ange
De velours et de soie
Chante comme si tu devais
Mourir demain
Dans la vallée des roses
Dans l'eau de la claire fontaine
De l'autre côté de ton âme
Les instants volés
Encore et encore
Les feuilles tombent
Jonchent les trottoirs
Le temps passe à l'aveuglette
Non je ne regrette rien
Je retiendrai mes larmes
Il faut que je m'en aille
Je te quitte sans remords
Hier encore
L'amour est mort
Dans le silence de la ville
Les grands boulevards
C'est mon dernier bal
Masqué
Emmenez-moi
De l'autre côté de la rive
Heureux celui qui meurt d'aimer
Contre vents et marées
Je vous emmène dans mon cœur
Pour que tu y résides
Eternellement...
Mohammed El Qoch © 2009
Inspiré par des titres de chansons françaises et francophones des grands chanteurs...Je les ai assemblés et les ai enrichis et j'ai composé "Paroles d'amour" Titre choisi par mon grand frère Mohamed El Jerroudi que je remercie vivement... Modestement votre et bonne lecture!
11:25 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
jeudi, avril 09, 2009
Errance nocturne...!
Passe le temps
Timide, indécis
L’horloge
Egrène les minutes
Les pas bruissent
Des feuilles
Qui se meurent
Sur le sol trempé
D’eau de pluie
Tombée la veille
A minuit
Deux traits de lumière
Oppressés,
Agonisent et déclinent
On entend même
Leur dernier soupir
Et les tristes adieux
Le jour chute et se meurt
La nuit s’éveille
Sans ardeur
La monotonie
Lassante
Suffoque, étouffe
Le souvenir amer
Embrase
Les cœurs chagrinés
Et le silence épais,
Unique refuge,
Comme un brouillard
Blanc, pesant
S’installe
Brouillant la vue,
Des passants hâtifs
S'engouffrent
Entre quatre murs,
Passivement
Réparer l'irréparable
Quand on est incapable
Quand on s'enfonce
Dans le noir confus
Gluant
A chaque pas
L'âme chancelle,
D'impatience on pétille
Et mille et une questions
S'accumulent et s'amassent
Les unes sur les autres
Comme les gravats
Qui jonchent les allées
Des vieilles cités
Oubliées
La tête baissée,
Le regard ailleurs
Les pieds indolents
Se retirent
L’une sur le béton
Et l’autre sur l'asphalte
Entre masse et bigorne
Le destin nous entraîne
Chaque jour
A l'errance
A l'illusion
Mohammed El Qoch © 2009
19:48 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
jeudi, mars 26, 2009
Il y a tant...!
Il y a tant d’anges et de démons
Dans ce monde que nous aimons
Il y a tant d’armes
Il y a tant de larmes,
L’exode des colombes
Fuyant l’averse des bombes
Il y a tant de tombes
Et des hommes qui succombent
Sans parler des femmes et des bébés
Il y a tant de poèmes
Oubliés sur des pages jaunes
Il y a tant de bohèmes
Qui déambulent comme des fantômes
Tant de mots enterrés
Dans des gorges étouffées
Il y a tant de sang giclant
Des plaies ouvertes à jamais
Il n’y a plus de près,
Il n’y a plus de vergers
Il n’y a plus de troupeau,
Il n’y a plus de bergers
Il y a tant de clandestins
Des moments sans festins
Leurs jours ont le teint
Des brumes d’automne
Ils se cachent souvent le visage
Et ne quittent jamais les parages
Ils perdent le temps, n’ont plus d’âge
Qu’on meurt ou qu’on vit
On n’a q’une seule envie
Se battre pour la liberté
Mohammed El Qoch © 2009
21:36 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
mercredi, mars 11, 2009
Séquences de vie...!
Samedi soir, il est 22 heures,
Le trottoir meublé de cornouillers
Deux femmes, les cents pas,
Se cachent de fins museaux
De peur d’être démasquées
Par un crétin ou un conard
Qui traîne sur le boulevard
Aux heures tardives de la nuit
La pauvreté ne contraint au péché
Qui s’enracine au fil des jours
Dans les âmes fébriles et fragiles
La bassesse et l’indignité fleurissent
Comme dans un printemps fadasse
Les mauvaises herbes font la loi
Vivre constamment dans la débauche
Un labyrinthe et une impasse
Les feuilles tombent chaque automne
Et le vent s’en charge
Lundi matin, arrêt du bus
10 heures 37 minutes
Une mendiante à terre
Quelques dirhams dispersés
Un foulard jaune, troué
Dissimule un visage souffrant
Un petit somnole à côté
Le pouce noir à la bouche
Un petit sourire moqueur
Sur les petites babines
Est-ce le sien
Ou celui des voisins ?
Les passants ignorent
Ce bout de femme
Que le temps égrène
Comme le feu de la passion
Qui consume les êtres épris
D’émotion et d’amour
Lentement
Mardi, place publique,
15 heures 25 minutes,
L’artiste du coin
A beau chanté
« Le blé et le foin »
Range sa guitare avec soin
L’art est-il devenu tare ?
Faible auditoire !!!
Les artistes naissent pauvres
Et repartent sans rien
Il s’écrie en partant
« Non, rien de rien
Non, je ne regrette rien
Je ne suis pas un vaurien
Je ne suis qu’un bohémien
Je me fous des jours anciens
J’ai enterré si loin, les miens
Non, rien de rien
Non, je ne regrette rien
Laissez-moi seul avec mes chagrins
Ne répétez jamais mes refrains
Si mes chansons ne sont que des maux
Permettez-moi d’errer avec mes mots
Je ne chanterai qu’aux oiseaux
Perchés sur les rameaux
Non, rien de rien
Non, je ne regrette rien
Je repars donc à zéro
Je ne suis pas un héros
Mon pain nu je le déguste avec appétit
Depuis le temps que j’étais petit… »
Mercredi, près de la gare,
17 heures,
Un jeune homme, une jeune gamine
Deux corps entrelacés en transe
Commencent errance et flânerie
La souffrance berce deux soupirs
Naissent lumières d’arc-en-ciel
Sous les yeux écarquillés
De quelques usagers
Les uns stupéfaits, les autres ahuris
Un train s’arrêta sur le quai
Les deux corps en symbiose
S’engouffrèrent
Dans le dernier compartiment
Du dernier train de cette après-midi
Des derniers jours de février
Jeudi et vendredi,
Vent amer et pluies diluviennes
On se terre sous les draps chauds
Et le journal et les verres de thé
A la menthe, loin des lamentations
Des pauvres démunis qui crèvent
De jours en jours
Mohammed El Qoch © 2009![]()
17:32 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
samedi, mars 07, 2009
A toutes les femmes...!
A toutes les femmes
Lacérées
Comme une étoffe
Vieille et sale
Qu’on jette
Et qu’on rejette
Flux et reflux
Délaissées
Abandonnées
Attelées à l’errance
A toutes les femmes
Brisées
L’échine pliée
De durs labeurs
Des noces
A la tombe
Sans répit
Nuits et jours
Clouées
Frappées d’inertie
A toutes les femmes
Désirées
Du premier regard
Qu’on étouffe
De promesses
Monts et merveilles
Soieries et fragrances
Qu’on cajole
Les premières nuits
Les plus longues
Et le silence
Qui précède
La tempête
Et on met les voiles
Vers d’autres femmes
Et de nouvelles
Haltes agréables
A toutes les femmes
Patientes
Travail inlassable
Malgré les rides
Persévèrent continûment
Sans hausser le ton
Du mépris
Sans dédain
Elles entendent
Les murmures
De leurs mômes
Qui les attendent
Telle la lune
Guettant le crépuscule
Pour éclairer les nues
De ses lanternes
A toutes les femmes
Joyeuse fête
Mohammed El Qoch © 2009
21:43 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Femme...!
Femme
Qui m’a donné vie
Ton soupir
Résonne encore
Dans mon corps
Endolori
Femme
J’entends l’écho
De tes premières douleurs
Tes premières prières
Et tes rires d’assouvissement
Femme
Qui a guidé mes pas
Qui m’a chanté
La première chanson
D’amour
Qui m’a serré dans ses bras
Tes seins regorgent toujours
De cette eau de vie qui enivre ?
Femme
Qui a escorté mes pas
Vers la lumière et la clarté
Le monde des lettres
Des voyelles et des consonnes
Que j’ai épelées petit
Que je déguste adulte
Avec tant d’affection
Femme
A la chevelure soyeuse
Que Dieu créa
Belle, noire ou rousse
Comme une source
D’amour et de douceur
Comme les étoiles qui naissent
Au petit matin
A l’éveil des lys
Femme
Agenouillée près d’un corps
Une larme suspendue
Refusant de tomber
Arrête de pleurer
Il est temps d’espérer
Que reviennent les beaux jours
Et les printemps d’antan
Femme
Bonté et bonheur
Du coucher à l'aurore
Tu supportes toutes les horreurs
Que de tracas, que de malheurs
Tu mérites tous les honneurs
Femme
Mère, sœur, femme
Amie, amante
Je vous adore et vous aime
Toutes !
Mohammed El Qoch © 2009
17:10 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Le poète...!
A l’extérieur, là,
Sur les sommets des montagnes
Les hirondelles filent
A la file indienne
Je les entends trisser
Comme pour me dévoiler
Un secret
Me chuchoter à l’oreille
Adieu
Taciturne, j’ensevelis mes larmes
Le silence voile l’émotion
Etouffant ma voix
Au plus profond de mon âme
La nuit descend son litham noir
Le gouffre de l’oubli s’engouffre
J’ouvre la lucarne de mon bagne
Mes astres pales et livides
S’éteignent
Je ne suis que ce modeste
Poète, témoin
De tous les maux
Qui se terrent
Qui manifestent
Désarroi et colère
Je ne suis armé que
De mots, je sculpte les ères
Je sillonne les lignes
Et je transcris les vers
Parfois ma plume me délaisse
Ne m’adresse la parole
Ne me murmure plus à l’oreille
Mes mots cessent
Mes pensées déambulent
Les murs me repoussent
Je ne trouve plus mon chemin
Tel cet aveugle qui a perdu sa voie
Mais mes lettres se frayent
Les rues et les quartiers
A ma recherche
Elles m'aiment, m’enlacent
Elles me trouvent et me ramènent
Enchaîné de baisers qui naissent
Vers le bercail, mes pages blanches
Que je couvre d’encre noire indélébile
Chaque soir
Pour que renaissent bienheureux mes mots
De leurs cendres
Mohammed El Qoch © 2009
17:07 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Une bouffée d'amour...!
J’ai noyé mon chagrin
Et ces mots de détresse
Sous les flots de ton charme
J’ai invité les étoiles à danser
Et les étincelles se sont dispersées
Pour embellir les nues et nous bercer
Sur ta paume j’ai semé des roses
Des blanches, des rouges, et des roses
Que j’ai arrosées doucereusement
D’arômes agréables se mêlant
A cette brise légère de ta nuit
Nous avons escaladé les sommets
Si loin des maux qui hantent
Nous avons pyrogravé des mots
Sur des hauts chênes perchés
Pour que durent nos beaux moments
Comment ne pas savoir t’aimer
Quand l’ange longe ton cœur
Et cette voix douce, veloutée
Comme une symphonie aurorale
Qui séduit les corps et les âmes
Comment ne pas savoir t’aimer
Lorsque les désirs ardents
Des mots qui possèdent l’esprit
Viennent échouer comme des vagues
Sur ces lèvres empourprées, charnues
Alors fuguons si loin et rêvons,
Ne serait-ce que le temps
Entre deux bouffées d’oxygène,
Entre deux gestes,
Entre deux regards,
Deux palpitations des cils,
Fuguons entre ciel et terre
Telles ces mouettes éparses
Qui sillonnent les mers
En quête de liberté et d’amour
Mohammed El Qoch © 2009
17:05 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
L'invitation...!
Il reste cependant cette aura de bonheur
Qui apaise le courroux tout en comblant le cœur
D’émotions et de gestes rares que nous aimions
Nous tournons les pages de cet album qui niche
Aux profondeurs de nos entrailles à jamais…
Ces instants éphémères aux multiples couleurs
Souvenirs transparents de rosée des aurores
Encres indélébiles feuillets de serments
Abysses profonds des mémoires d'antan
Pour ne plus occulter rêves inavoués...
Puisons l’amour d’un cœur humble et modeste
La lumière orne l’univers de bluettes envoûtantes
Les chants cernent les champs, que de coquelicots,
Des lavandes aux senteurs harmonieuses
Des messages de dévouement et de bonté
Divins et sereine comme à l'aube d'un été
De ces mille rayons, les ombres se font vaines
Sépales en offrande Ô lumière divine
Là bas au loin l'amour en guise de destin
Les sens s'affirment aux sagesses oubliées
Les coeurs humbles succombent à l'amour
Le printemps enivre, enchante les jours,
Et le temps qui fortifie nos gestes fait revivre
Nos moments de désarroi et de détresse
Et nous métamorphose en rois et princes
A l'unisson Troubadours et vagabonds
Chantent sans cesse des aubades d'allégresses
Les coeurs s'enflamment les corps s'épanouissent
L'aura de l'amour se transforme en passion
D'espoirs étoilés et de blanche colombes .
© Mohammed El Qoch & AL Maury ©
03/2009 "à quatre mains "
17:02 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
samedi, février 14, 2009
Quand on a que les larmes...!
Quand on a que les larmes
Qui raniment la mélancolie
Rien que de sombres nuages
L’horizon, indécis, s’embusque
Tous ces hommes en frusques
Quand la mort à pas brusques
Rôde et désoriente les rouages
Sous le sable on les ensevelit
Quand on a que les larmes
Quand on a que le vent
En rafales souffle et blesse
L’espoir, atténué, cesse
Une embarcation frêle loin du rivage
Où des matelots à fleur de l’âge
Assaillis, macabres visages
Lancent des appels de détresse
Les autres en proie à l’ivresse
Quand on a que le vent
Quand on a que les larmes…
Quand on a que le vent…
Stop! Chemins sinueux, périlleux,
Marche arrière et demi tour,
A la croisée des chemins
Une autre voie, un autre destin…
Et l’embarras du choix… !
Mohammed El Qoch © 2008
21:03 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note


